13. HITEMA – Groupama Gan Vie L’automatisation des tests fonctionnels SIMON Emeline 12 II. Les outils de recettage Afin de réaliser la phase de recette, il faut bien évidemment s’appuyer sur des outils de tests. Il est possible – et c’est ce qui est pratiqué dans mon service – d’utiliser simplement le logiciel Excel pour réaliser les cahiers de recette. Cela permet d’effectuer les tests à la main. Cependant, il existe des outils adaptés à la réalisation de tests automatisés. A. Les logiciels de tests sur PC Il existe des logiciels pour effectuer des tests fonctionnels automatisés ; Ceux-ci se choisissent principalement en fonction du langage de programmation utilisé par l’application à tester, ainsi que par sa complexité, l’objectif à atteindre et le coût. 1) Sélénium Sélénium est un outil très utilisé pour automatiser les tests fonctionnels. [Annexe 4] Même s’il semble un peu compliqué d’apparence il est en réalité logique d’utilisation. Sélénium se décompose comme suit :  Selenium IDE : c'est une extension de Firefox, qui permet d'enregistrer une suite d'actions, qu'il sera possible de rejouer à volonté ;  Selenium Web Driver : il s'agit cette fois d'une API, disponible pour plusieurs langages, permettant de programmer des actions sur l'interface, et à vérifier les réponses. Les actions à réaliser peuvent être exportées depuis Selenium IDE. 2) Quicktest Professional QTPro, de HP, représente ce jour l’offre phare dans le monde professionnel. Le référentiel d’objets est particulièrement bien conçu, celui-ci pouvant notamment être généré lors de l’enregistrement, enrichi manuellement ou encore importé à partir d’un autre scénario. Paradoxalement, le produit souffre principalement de sa complétude, difficile à prendre en main pour un débutant. De plus, le coût de la licence est assez élevé par rapport aux autres offres du marché.
La méthode Extreme Programming (XP), issue des méthodes Agiles, a remis les tests, au centre de l'activité de programmation. Pour ceux qui ne connaissent pas, la méthodologie Agile est une approche de gestion de projet qui est en contre-courant des approches traditionnelles du type cycle en V ou en cascade. C’est un recueil de bonne pratiques dont la volonté est de donner davantage de visibilité aux acteurs d’un projet, en impliquant le client du début à la fin du projet et en adoptant un processus itératif et incrémental. Avec cette approche, on considère que le besoin évolue dans le temps et on propose de s'adapter aux changements de ce dernier.
La méthode Extreme Programming (XP), issue des méthodes Agiles, a remis les tests, au centre de l'activité de programmation. Pour ceux qui ne connaissent pas, la méthodologie Agile est une approche de gestion de projet qui est en contre-courant des approches traditionnelles du type cycle en V ou en cascade. C’est un recueil de bonne pratiques dont la volonté est de donner davantage de visibilité aux acteurs d’un projet, en impliquant le client du début à la fin du projet et en adoptant un processus itératif et incrémental. Avec cette approche, on considère que le besoin évolue dans le temps et on propose de s'adapter aux changements de ce dernier.

Les outils d’automatisation de test ont des fonctions variées. Les tests unitaires automatisés sont des vérifications codées qui valident un comportement spécifique dans une petite section du système. Les tests d’intégration, eux, valident les comportements entre composants, et sont la plupart du temps écrits par les développeurs. Les tests fonctionnels valident une partie du fonctionnement du système, comme par exemple : « puis-je créer un nouveau contact ? » Puis-je exécuter le traitement de la paie ? » Les outils d’automatisation de test supportent par ailleurs performance, charge, sécurité, accessibilité, supervision de la production, ainsi que d’autres tests.

Le quotidien du professionnel du web est rythmé par des tâches inspirantes, et d’autres moins. Certaines actions sont répétitives, le fait qu’un humain les exécute n’a pas de valeur ajoutée, mais c’est ainsi : ces tâches doivent être effectuées. On pense au community manager qui va systématiquement partager des contenus sur Twitter, ou au SEA qui va systématiquement commencer sa journée en vérifiant les coûts de ses publicités. Vous avez l’impression de réaliser des tâches répétitives sur votre navigateur ? Bonne nouvelle : un outil peut sans doute les effectuer à votre place.

Automatiser les test d’intégration et les tests de bout en bout implique, pour la viabilité du système en production, que les déploiements soient au maximum automatisés – on parle alors de déploiement continu. Les procédures de déploiement doivent être reproductibles, et contenir le moins de sources d’erreurs possible – intervention manuelle notamment – car elles seront potentiellement jouées un grand nombre de fois.
11. HITEMA – Groupama Gan Vie L’automatisation des tests fonctionnels SIMON Emeline 10 Il faut évidemment tester les scénarios « passants » : quels sont les résultats attendus pour une utilisation correcte ? Mais il faut également tester les scénarios non passants – aussi appelés « bloquants » : que se passe-t-il si je provoque une erreur ? La réponse à cette question est définie entre le client, la maitrise d’ouvrage et la maitrise d’œuvre. Il faut définir ce que le client attend et ce qui est réalisable, c’est la maitrise d’ouvrage qui effectue le lien entre les deux parties. Créer un scénario pour tester une fonctionnalité nécessite d’envisager une multitude de tests différents. Prenons l’exemple d’un champ de saisie à l’écran : si celui-ci attends un numéro de téléphone, il faut tester l’écriture d’un numéro de téléphone à 10 chiffres et vérifier que cela ne provoque pas d’erreur. Il faut également tester l’écriture de caractères (voire caractères spéciaux) pour provoquer une erreur. Mais aussi : un mix entre chiffre et lettres, un champ vide (ce champ est- il obligatoire ou facultatif ?), la taille du champ (celui-ci est-il limité ?)… Tous ces scénarios sont écris uniquement sur une seule et même «fonction » : celle du champ « numéro de téléphone ». Il y a donc environ 6 tests pour celui-ci, tout en sachant que l’on peut en faire 1, 2 ou plus, en fonction du temps imparti et de la pertinence des scénarios. Cet exemple basique prouve qu’il existe alors une quantité importante de tests pour une application. De nos jours, chaque logiciel ou applications possède plusieurs interfaces, composées elle-même de plusieurs fonctionnalités, boutons et autres actions. Ces actions peuvent être très simple comme l’exemple précédent ou bien plus compliquées : on peut imaginer des affichages de données en fonction de critères choisis, mais encore des envois de mails automatiques à des adresses différentes en fonction d’une maille entité / produit / objet. C. L’exécution de recette et les suivis d’avancement. Un cahier de recette correctement rédigé et précis, facilite grandement le travail à effectuer sans oublier de tests « évidents ». Cela permet également un suivi du travail effectué ou non, en cours, validé ou non. Ce cahier permet aussi de répertorier les problèmes rencontrés. En effet, le but étant de corriger les anomalies découvertes, il est ainsi très pratique de savoir pour chaque scénario ce qui pose problème. Lorsqu’un bogue est découvert, nous procédons comme suit : - Définir si le bogue est reproductible o Si oui, alors il est assez simple de définir la manipulation effectuée. o Si non, cela peut être dû à un problème qui n’est pas lié au développement, mais d’éléments externes (exemple : mauvaise connexion internet). Cela peut être également un problème « aléatoire ». Dans ce dernier cas, il est difficile de les résoudre. - Définir le périmètre du bogue : entité, écran, utilisateurs particuliers, etc. - Rapporter le bogue aux développeurs et le rapporter dans le cahier de tests. Pendant que l’anomalie est en cours d’analyse et de correction chez l’équipe de développement, la maitrise d’ouvrage peut poursuivre les autres tests. Lorsque le bogue est corrigé, un patch est alors appliqué et il est possible de tester à nouveau le scénario bloquant. Ce schéma est répété jusqu’à ce que le scénario soit complètement validé.
Son but est de vous éviter d'avoir à répéter des actions comme des clics ou des pressions de touches. Il comporte 42 actions différentes allant de la lecture d'un fichier son au téléchargement d'une page Web ou d'un fichier, en passant par la lecture ou l'écriture d'un fichier texte. Sous Windows, vous avez également la possibilité de créer des scripts exécutables qui pourront être démarrés sur un ordinateur où Actionaz n'est pas installé.
10. HITEMA – Groupama Gan Vie L’automatisation des tests fonctionnels SIMON Emeline 9 Cette opération de préparation de planning pré-recette, permet de donner une date de fin de recette aux responsables. Parfois – et c’est le cas chez Groupama gan vie – la phase de recette est suivi d’une phase d’homologation. Cette phase se présente comme une phase de recette mais de façon bien plus synthétique : c’est la phase de pré-production. Il faut donc également prévoir dans les plannings cette phase ainsi que les réunions adéquates. La Moa se chargeant de la recette, c’est bien souvent des référents métiers qui se chargent de l’homologation. Ceux sont eux qui décident si oui ou non il est possible de mettre en production. Ce n’est en aucun cas la MOA qui donne le GO pour la mise en production. Le planning est donc un élément indispensable dans un projet pour toutes les ressources de celui-ci. 2) Jeux de données et base de données Qu’elle soit manuelle ou automatisée, la recette fonctionnelle nécessite dans tous les cas des données. Celles-ci sont utilisées pour effectuer des tests. Cela peut être des noms, des numéros de téléphone, des adresses…. Toutes ces informations doivent être préparées afin de ne pas perdre de temps durant la phase de test. Si une ou plusieurs informations venaient à manquer durant le cycle de recette, cela ralentirait le processus : il faut chercher les informations, les préparer et ré-exécuter les tests. C’est pourquoi il est idéal de fabriquer un fichier référence regroupant l’ensemble des données qui seront utilisées : - Pour une recette manuelle, les testeurs s’appuieront sur ce fichier pour préparer le cahier de test et si besoin pendant les tests en complément. - Pour une recette automatisée, c’est le logiciel utilisé qui aura pour point d’appui ce fichier. Il s’alimentera avec les informations contenues dans ce fichier, en fonction des paramètres fournis par les testeurs. De même, la phase de préparation nécessite avant tout une base de données pour les tests. Il faut donc créer la base en fonction des spécifications si elle n’existe pas. Dans le cas d’évolution sur une application existante, il faut s’assurer que la base a bien été modifiée en conséquence. Celle-ci doit également être soumise aux tests. 3) Le cahier de recette Avant de démarrer l’exécution de la recette – celle-ci ne se fait pas « à l’aveugle » - il faut rédiger un cahier de recette. J’ai eu l’occasion dans mon travail de rédiger plusieurs cahiers de tests et donc d’apprendre à le faire. En effet, ceux-ci se préparent en suivant les spécifications fonctionnelles rédigées après l’expression de besoin. Les spécifications fonctionnelles (détaillées ou générales) décrivent le fonctionnement de l’application, de ses modules ainsi que de ses interfaces. Elles répertorient alors la totalité des attentes du client détaillées sous formes de points à traiter. Le travail à réaliser est alors de prendre un à un les points énoncés et de préparer des scénarios de test. Un scénario, comporte de une à plusieurs manipulations à effectuer sur l’application.
De cet effort, j’ai pu appliqué les mêmes mécanismes et fonctionnalités sur un autre produit similaire, en réutilisant une majeure partie du code en moins de 5 JP. La librairie de fonction étant extensible et réutilisable, la maintenance est simplifiée. L’intégration avec les différents outils de suivis d’anomalie est flexible car chacun dispose d’une librairie de fonction.
23. HITEMA – Groupama Gan Vie L’automatisation des tests fonctionnels SIMON Emeline 22 Glossaire Anomalies : Absence de conformité entre un comportement applicatifs attendu et un comportement obtenu en phase de test. Campagne de test : ensemble de cas de test à exécuter sur une partie de l’application. MOA : Maitrise d’ouvrage, correspond à l’ensemble des personnes définissant les besoins devant être satisfait par une application. MOE : Maitrise d’œuvre, correspond à l’ensemble des personnes en charge de la réalisation d’un composant ou d’un système. Open-Source : désigne un logiciel dans lequel le code source est à la disposition du grand public. Test de Turing : Ce test consiste à mettre en confrontation verbale un humain avec un ordinateur et un autre humain à l’aveugle.

Une fois ces étapes réalisées, vous disposerez de la configuration de base afin de pouvoir commencer à travailler sur vos scripts. Voici ci-dessous où PhantomJS doit être localisé si vous travaillez sous Windows, ce screenshot vous montre également à quoi doit ressembler votre environnement de travail. On voit le dossier "selenium" installé donc tout est prêt.
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